Témoignages

Fumer en cachette de mes enfants : le témoignage d'Amandine

Publié le 23 août 2026 · 3 min de lecture

« Je sortais sur le balcon, je me lavais les mains, je mâchais un chewing-gum en rentrant. J'étais persuadée que mes enfants ne savaient rien. » Amandine a 38 ans, deux enfants de 9 et 12 ans, et a fumé en cachette pendant dix ans avant d'arrêter il y a huit mois. Elle raconte ce rituel bien rodé, et le jour où tout s'est effondré.

Un secret bien gardé, sauf qu'il ne l'était pas vraiment

« Un soir, ma fille de 9 ans m'a demandé, complètement innocemment, pourquoi je sentais toujours la même odeur bizarre quand je rentrais du balcon. Elle ne savait pas nommer ce que c'était, mais elle savait que quelque chose n'allait pas. » Ce moment a été un choc plus violent que n'importe quel argument santé entendu jusque-là. « Je me rendais compte que le secret n'en était pas un depuis longtemps. J'avais juste réussi à me convaincre moi-même que si.

Le poids du secret, plus lourd que le manque lui-même

Ce qui a le plus marqué Amandine dans les mois qui ont suivi cette prise de conscience, ce n'est pas tant l'envie de fumer que la fatigue du mensonge répété. « Ce n'était pas la cigarette en elle-même qui me pesait le plus, c'était de devoir sans arrêt calculer, mentir un peu, éviter les questions. Ça demande une énergie mentale que je n'avais jamais mesurée avant d'y penser vraiment. »

Ce n'était pas la cigarette qui me pesait le plus, c'était le mensonge répété autour. Arrêter m'a aussi libéré de ça.

Amandine, 8 mois sans fumer

Une décision prise pour eux, tenue pour elle

Amandine savait déjà, sans se l'avouer complètement, ce que le tabagisme passif représente comme risque, y compris pour une exposition qu'elle pensait limitée au balcon. « Je me disais que fumer dehors suffisait à les protéger. Le déclic a surtout été de comprendre que le vrai problème, ce n'était pas seulement leur santé, c'était aussi le modèle que je leur donnais sans le vouloir, et le poids que je portais moi-même en silence. »

Huit mois plus tard

Les premières semaines ont été marquées par une irritabilité qu'Amandine n'avait pas anticipée à ce point, un symptôme courant et temporaire qu'elle a fini par accepter plutôt que de le combattre. Aujourd'hui, elle dit ressentir un soulagement qui dépasse largement la question du tabac : « Je n'ai plus rien à cacher à mes enfants. Ça, ça n'a pas de prix. »

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Questions fréquentes

Les enfants remarquent-ils que leur parent fume en cachette ?

Très souvent, même sans en comprendre la nature exacte : l'odeur persistante et les habitudes (sortir, se laver les mains, mâcher un chewing-gum) sont généralement repérées, même quand le parent se croit discret.

Fumer sur le balcon protège-t-il vraiment les enfants ?

Cela réduit l'exposition directe mais ne l'élimine pas totalement : des particules et odeurs de tabac peuvent persister sur les vêtements, les cheveux et les mains, une exposition résiduelle documentée par la recherche sur le tabagisme passif.

Pourquoi certains parents cachent-ils qu'ils fument à leurs enfants ?

Souvent par culpabilité ou pour ne pas transmettre un mauvais modèle, ce qui peut paradoxalement ajouter une charge mentale (mensonges répétés, gestion du secret) qui pèse autant, sinon plus, que la dépendance elle-même.

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