Le calcul le plus courant s'arrête au prix du paquet multiplié par les années. C'est déjà un chiffre impressionnant, détaillé ici en profondeur. Mais il ignore une partie de la facture qui ne passe jamais par la caisse du bureau de tabac : celle des assurances.
La surprime qui dure des années sur un crédit immobilier
Être déclaré fumeur auprès d'une assurance emprunteur coûte cher, et pas qu'un peu. Selon reassurez-moi.fr, la surprime appliquée aux fumeurs va de 30 % à 100 % du tarif standard selon l'âge et le profil de risque. Sur un prêt immobilier de 200 000 € remboursé sur 20 ans, cette différence représente plusieurs milliers d'euros supplémentaires payés au fil des mensualités, un coût que le calcul du prix du paquet ne montre jamais.
Un écart tout aussi net en assurance vie
L'écart se retrouve aussi en assurance vie. Sun Life Canada donne un exemple concret : pour une même couverture de 700 000 $ sur 20 ans, un non-fumeur de 30 ans paie une prime mensuelle d'environ 50 $, contre près du double, 98 $, pour un fumeur. Sur deux décennies, l'écart se chiffre en dizaines de milliers de dollars, uniquement à cause de la case cochée « fumeur » sur un formulaire.
Le délai à connaître pour redevenir non-fumeur aux yeux d'un assureur
Bonne nouvelle : ce statut n'est pas figé. La plupart des assureurs emprunteur considèrent qu'une personne redevient non-fumeuse après 24 mois consécutifs sans tabac ni nicotine, certains descendant même à 12 mois. Cette période doit rester continue : une seule cigarette fumée pendant ces deux ans remet le compteur à zéro. Une fois ce cap passé, le retour au tarif standard représente une économie moyenne de 40 % sur les cotisations, année après année.
Un chiffre de plus à mettre dans la balance
Ce n'est pas la première raison d'arrêter de fumer, et ce ne sera jamais la plus importante. Mais pour qui hésite encore en regardant seulement le prix du paquet, ce chiffre mérite d'entrer dans le calcul. Le simulateur d'économies permet d'estimer sa propre facture tabac ; il ne compte pas encore les assurances, mais il donne déjà une idée de l'ampleur du reste. De l'autre côté de la balance, plusieurs aides existent aussi pour financer l'arrêt lui-même, rarement réclamées alors qu'elles réduisent encore l'écart. Et pour qui travaille, même le temps des pauses cigarette a un coût qui ne saute jamais aux yeux.
